Dans le domaine de la santé, l'Université Paris-Est bénéficie d'un potentiel de tout premier ordre avec près de 300 chercheurs permanents au CHU Henri Mondor et 80 à l'école nationale vétérinaire d'Alfort (ENVA).
La reconnaissance internationale de l'Hôpital H. Mondor et de l'ENVA est attestée par des publications dans les meilleurs journaux (New England J Med, revues du groupe Nature) dans les domaines :
- De la santé mentale (coordination nationale d'un CTRS avec relais européens) ;
- de l'immunologie-virologie oncologie (réseaux nationaux, pilotage scientifique de l'ANRS, relais européens), de la recherche sur des maladies infectieuses et des transmissions animal / humain;
- de la chirurgie (greffe du visage, technique mini invasive en urologie, en chirurgie vasculaire, relais européens et internationaux) ;
- des biothérapies (greffe des cellules souches comme traitement des maladies neurodégénératives, réseau européen), et des modèles animaux spontanés et induits visant à mimer les maladies humaines.
C'est dire qu'au-delà des soins apportés à un bassin de population de plus de 600 000 habitants, le groupe hospitalier Mondor Chenevier constitue un enjeu stratégique pour la santé du territoire de l'Est Parisien mais aussi pour l'innovation thérapeutique au niveau national et international.
Les équipes de Mondor et de l'ENVA, distantes d'à peine 2 kilomètres, développent ensemble depuis plusieurs années un projet ambitieux autour de la santé humaine et animale et de l'impact des maladies cardiovasculaires et infectieuses sur la santé animale et celle des populations. Les événements récents comme l'épidémie de grippe aviaire de 2005, le risque de pandémie, la crise alimentaire mondiale ou les questions de sécurité des aliments montrent la pertinence de ce rapprochement dans le contexte de la transmission des pathologies animales à l'homme et de l'alimentation, enjeux essentiels pour les années à venir.
C'est dans ce cadre qu'avec l'Inserm est prévue la rénovation d'un laboratoire commun, la construction d'un centre de recherche biologique qui permet l'accueil d'animaux jusqu'à un niveau de confinement élevé (P3) et l’ouverture d’un centre de recherche biomédicale pour gros animaux. Cette plateforme, associée au projet de mise en place d'une plateforme d'immunomonitoring de l'hôpital H.Mondor et de l'agence nationale pour la recherche contre le SIDA en partenariat avec l'université de Montréal, constituera un outil majeur pour le dépistage, le diagnostic et le traitement (vaccin) de pathologies infectieuses humaines ou animales mais aussi des pathologies cancéreuses, dégénératives liées au vieillissement et aux maladies cardiovasculaires.
L'université Paris-Est veut ainsi être un atout majeur pour la politique nationale et européenne en matière de santé humaine et animale mais aussi mettre à disposition des entreprises pharmaceutiqueset alimentaires des outils à haute valeur ajoutée. Ses développements se font ainsi en partenariat avec le pôle de compétitivité Medicen, les laboratoires pharmaceutiques Pfizer, Servier Sanofi, et des laboratoires pharmaceutiques vétérinaires.